Violences en périodes électorales en Côte d’Ivoire : Dieu s’est t-il éclipsé ?
Par Ischrael Abshalom/ Delaterreauciel.net
La violence des crises pré et post électorales que traverse ce pays dont la bonne santé de l’économie est essentielle à la dynamique de l’économie sous régionale est telle que nombre d’observateurs peinent à croire que ce pays soit encore sous les auspices du créateur du Ciel et de la Terre :85 morts (décompte officiel), plus de 450 blessés et des dizaines de millions de francs cfa de perte en biens matériels. Pourtant, ce ne sont pas l’implication de fervents religieux pour désamorcer cette bombe à retardement qui ait fait défaut.
« Ecoute mon peuple, et je t’avertirai, Israël, puisses-tu m’écouter» .Ps 81-8.
Dieu, au travers des hommes qu’il a missionnés, s’est largement exprimé longtemps avant la tenue de ces élections et a attiré l’attention sur d’éventuels dérives de l’élection présidentielle du 31 octobre dernier.
Le 15 février 2020, le cardinal de l’Eglise Catholique de Côte d’Ivoire, l’archevêque Jean Pierre Kutwa , a organisé une messe pour des élections apaisées en la cathédrale Saint Paul d’Abidjan-Plateau et en avait profité pour exhorter les populations, en particulier les principaux acteurs impliqués dans ces échéances électorales à privilégier le consensus pour éviter les débordements constatés ces temps-ci.
Le 7 aout 2020, La communauté des chrétiennes de Côte d’Ivoire, comme à ses habitudes depuis 1999 et ce, à l’approche d’importantes joutes électorales, a intercédé auprès de Dieu pour une élection paisible dans le respect des valeurs citoyennes. «Dans cette période sensible que traverse notre pays, Dieu nous interpelle, nous femmes, à nous lever comme le peuple d’Israël l’a fait en Égypte pour implorer sa clémence», avait indiqué le pasteur Zogopha Rita, présidente du groupe qui assure la présidence de toutes les obédiences évangéliques et catholiques de Côte d’Ivoire, fédérées au sein de cette organisation. Des appels et des messages avaient au cours de cette rencontre été émis, l’on s’en souvient encore très nettement, à l’endroit des autorités et des hommes politiques pour que des actions en faveurs de la cohésion sociale soient le talon d’achille des futurs compétiteurs à la magistrature suprême. Encore une fois, rien ne s’est passé comme souhaité.
Au titre de la communauté musulmane, un imam, Aguib Touré, avait pressenti les violences qui ont émaillé l’actualité politique de ces deux derniers mois et en avait averti, et le chef de l’Etat, et l’ensemble des populations sur le périple que faisait courir à la nation les incessantes violations des textes. De nombreuses autres initiatives allant dans ce sens ont été entreprises par plusieurs confessions religieuses. Mais rien n’y fit .Et ce qui devait arriver se produisit.
Les ivoiriens s’interrogent après les horreurs vécues par les populations des différentes localités où ont eu lieu ces carnages. Les prières ont-elles été inefficaces ? Ceux qui sont à l’origine des intercessions ont-ils perdu leur légitimité ? Où tout simplement Dieu s’est-il retiré de cette Nation ? Autant d’interrogations auxquelles chacun des habitants de ce pays, naguère paisible, devra nécessairement répondre.